5 pièges à éviter en médecine interne, neurologie et oncologie ! Mixte : présentiel / à distance
Dernière mise à jour : 30/06/2026
Lieu : ENVA - Maisons-Alfort (94)
Établissement : ENVA
Objectifs
À l'issue de la formation, le vétérinaire sera capable de :
Oncologie :
- Piège n°1 - Sous-estimer la cytologie et l'histologie : une erreur sans conséquence ? Identifier les indications des examens cytologiques et histopathologiques et exploiter au maximum les résultats dans la prise en charge des lésions cancéreuses.
- Piège n°2 - Le nœud lymphatique sentinelle : incontournable ou optionnel ? Identifier le noeud lymphatique sentinelle à l'aide des techniques de cartographie adaptées lors du bilan d'extension et l'intégrer dans la prise en charge thérapeutique.
- Piège n°3 - Administrer des corticoïdes bonne idée ? Évaluer les conséquences diagnostiques et pronostiques d'une corticothérapie précoce.
- Piège n°4 - Non opérable un jour non opérable toujours ? Identifier les indications et les stratégies de cytoréduction préopératoire en fonction du type tumoral.
- Piège n°5 - Une chirurgie marginale, est ce mieux que rien ? Planifier une chirurgie oncologique adaptée au type tumoral dès la première intervention. Connaitre les options thérapeutiques ou de suivi en cas de marges non saines (ex : sarcomes des tissus mous, mastocytomes cutanées ...)
- Piège n°6 - Les inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK), la solution à tout ? Identifier les indications validées des ITK en oncologie vétérinaire.
Endocrinologie :
- Piège n°1 - Surdiagnostiquer l'hypothyroïdie chien le chien : comment l'éviter ? Hiérarchiser les examens, identifier les situations de faux positifs (syndrome euthyroïdien de l'animal malade, interférences médicamenteuses, races).
- Piège n°2 - Surinterpréter l'exploration d'un hypercorticisme chez le chien, par excès comme par défaut. Evaluer la probabilité pré-test avant une exploration. Choisir le test adapté au contexte clinique. Interpréter les résultats en évitant de conclure à un syndrome de Cushing sur un test faussement positif, ou de l'exclure à tort chez un animal malade
- Piège n°3 - Exclure à tort un hypocorticisme devant un rapport Na/K normal. Reconnaître les formes atypiques d'hypocorticisme à ionogramme conservé. Ne pas écarter le diagnostic sur la seule normalité du rapport Na/K. Mobiliser le cortisol basal comme test d'exclusion puis le test de stimulation par l'ACTH pour confirmer
- Piège n°4 : Sous-diagnostiquer l'hypothyroïdie chez le chat : iatrogène, mais spontané aussi. Diagnostiquer une hypothyroïdie féline : iatrogène (post-méthimazole, iode radioactif, thyroïdectomie), spontanée. Identifier les conséquences, notamment sur la fonction rénale et le pronostic du chat hyperthyroïdien traité.
- Piège n°5 - Interpréter de manière erronée un résultat dans l'intervalle de référence : interpréter les boucles de régulation pour diagnostiquer l'insulinome et l'hyperparathyroïdie primaire. Interpréter un dosage hormonal au regard de sa boucle de régulation plutôt qu'en valeur absolue. Reconnaître qu'une concentration « normale » devient pathologique lorsqu'elle est inappropriée à son stimulus.
- Piège n°6 - Réserver à tort la recherche d'une acromégalie ou d'un hypercorticisme au seul chat diabétique insulinorésistant. Elargir la recherche d'acromégalie ou d'hypercorticisme au-delà du seul chat diabétique insulinorésistant
Rhinopneumologie :
- Piège n°1 : ne pas localiser précisément l'atteinte respiratoire avant d'établir les hypothèses diagnostiques et réaliser les examens complémentaires : confondre une affection des voies aériennes supérieures obstructive avec une atteinte intra-thoracique conduit à la prescription d'examens complémentaires inadaptés.
- Piège n°2 : considérer qu'une simple dilatation atriale gauche peut conduire à expliquer une toux chronique chez le chien : la coexistence d'une maladie valvulaire mitrale et d'une trachéobronchomalacie est fréquence chez le chien de petite race. La dilatation isolée de l'atrium gauche lors de MVM ne semble pas pouvoir être responsable de toux chronique ; dans ce contexte, la recherche d'une trachéobronchomalacie et sa prise en charge spécifique sont alors essentielles.
- Piège n°3 : sous-estimer les affections pulmonaires interstitielles chez le chat et prescrire par excès un lavage bronchoalvéolaire : les pneumopathies interstitielles et en particulier la fibrose pulmonaire ne sont pas si rares chez le chat ; dans ce contexte, la réalisation d'une bronchoscopie avec lavage bronchoalvéolaire n'est pas indiquée et la réalisation d'un examen scanner est déterminant.
- Piège n°4 Penser qu'une bronchopneumonie bactérienne chez le chien s'accompagne toujours d'anomalies hématologiques ou d'une augmentation de la protéine C réactive : en cas de bordetellose chronique chez le chien, les résultats de l'analyse sanguine sont très souvent dans l'intervalle des références et la confirmation de l'affection peut requérir la réalisation d'un lavage bronchoalvéolaire pour une culture ou une analyse PCR.
- Piège n°5 : Considérer la coproscopie et le test sérologique rapide comme parfaitement sensibles pour diagnostiquer une angiostrongylose et ne pas prescrire d'échocardiographie : Lors d'angiostrongylose, les examens non invasifs peuvent s'avérer négatifs en particulier sur une forme respiratoire récente et grave. La recherche d'une hypertension artérielle pulmonaire est essentielle pour renforcer la présomption mais aussi pour préciser le pronostic à court et plus long terme.
Uronéphrologie :
- Piège n°1 - Allonger la durée de l'antibiothérapie est la seule réponse aux cystites récidivantes. S'agit-il d'une rechute ou d'une nouvelle infection ? Cette étape est primordiale pour aborder cette cystite récidivante. Un focus sur les communautes bactériennes intracellulaires sera réalisé.
- Piège n°2 - l'alimentation de soutien rénal est à proposer dès le diagnostic de la MRC. L'alimentation rénale est un pilier de la prise en charge de la MRC, mais elle ne dispense pas d'un suivi biologique rigoureux. Une surveillance du calcium est indispensable pour détecter précocement une éventuelle hypercalcémie et adapter la prise en charge.
- Piège n°3 - Penser que face à un calcul urinaire, la cystotomie est toujours la meilleure option. La découverte d'un calcul urinaire ne conduit pas systématiquement à une intervention chirurgicale. La nature, la localisation, la taille du calcul et le contexte clinique doivent guider la prise en charge.
- Piège n°4 - Penser qu'une infection du tractus urinaire chez le chat atteint de MRC doit toujours être traitée. Chez le chat atteint de MRC, la présence de bactéries dans les urines ne signifie pas toujours qu'un traitement est nécessaire.
- Piège n°5 - Aborder l'incontinence urinaire du chat et du chien. L'incontinence urinaire féline est une affection rare dont les causes, le diagnostic et la prise en charge diffèrent souvent de ceux rencontrés chez le chien. Transposer systématiquement l'approche canine au chat peut conduire à des erreurs diagnostiques et thérapeutiques.
Gastroentérologie
- Piège n°1 : Administrer des antibiotiques lors de gastro entérite hémorragique aigue sur un chien sans signes de choc.
- Piège n°2 : Administrer des antibiotiques lors de pancréatite chez le chat ou le chien lors de pancréatite œdémateuse non compliquée.
- Piège n°3 : Penser qu'un chien présente une pancréatite aiguë lorsque le snap cPL est positif ou que sa valeur sérique de Spec cPL est supérieure à 200 µg/L.
- Piège n°4 : Demander une analyse bactériologique des selles lors de diarrhée chronique chez le chien.
- Piège n°5 : Penser qu'un chat qui vomit présente une maladie digestive « Haute ».
Neurologie
- 5 pièges à éviter lors de votre examen clinique
Public visé
Prérequis
Programme type
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Heure |
Titre |
Intervenant |
Durée |
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8h30 |
ENDOCRINOLOGIE (Pr Benchekroun + Résident) |
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60 min |
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Echange avec conférencier |
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15 min |
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9h45 |
RHINOPNEUMOLOGIE (Dr Canonne Guibert + Résident) |
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60 min |
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Echange avec conférencier |
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15 min |
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11 h |
Pause-café - Echange |
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15min |
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11h15 |
URO-NEPHROLOGIE (Pr Maurey + Résident) |
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60 min |
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Echange avec conférencier |
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15 min |
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12h30 |
Pause déjeuner- Echange avec service MI Présentation sponsor |
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45 min 15 min |
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13h30 |
NEUROLOGIE (Pr Blot+ Résident) |
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60 min |
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Echange avec conférencier |
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15 min |
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14h45 |
GASTROENTEROLOGIE (Dr Freiche + Résident) |
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60 min |
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Echange avec conférencier |
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15 min |
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16h |
Pause-café - Echange avec service MI |
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15min |
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16h15 |
ONCOLOGIE (Dr Béguin + Résident) |
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60 min |
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Echange avec conférencier |
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15 min |
Méthodes et modalités pédagogiques
Moyens et supports pédagogiques
Modalités d'évaluation et de suivi
Profil du / des Formateur(s)
Dr Béguin Jérémy (DMV, ECVIM-CA oncologie, PhD, Ms)
Pr Benchekroun Ghita (DMV, ECVIM-CA médecine interne, PhD, Ms)
Pr Blot Stéphane (DMV, ECVIM-CA neurologie, PhD, Ms)
Dr Canonne Morgane (DMV, ECVIM-CA médecine interne, PhD, Ms)
Dr Eon Jean Baptiste (DMV, Ms, résident ECVIM-CA oncologie)
Dr Forestier Antonin (DMV, résident ECVIM-CA neurologie)
Dr Freiche Valérie (DMV, PhD, DESV médecine interne)
Dr Liwszyc Catalina (DMV, Ms, résident ECVIM-CA médecine interne)
Dr Lodarski Filip (DMV, résident ECVIM-CA médecine interne)
Pr Maurey Christelle (DMV, ECVIM-CA médecine interne, PhD, Ms)
Dr Petibon Mathilde (DMV, résident ECVIM-CA médecine interne)
Dr Regnard Rémi (DMV)
Modalités d'admission
Public concerné : vétérinaires praticiens en animaux de compagnie, qu'ils soient généralistes ou en cours de spécialisation.
Prérequis : connaissances de base en médecine interne, neurologie et oncologie.
Points CFC / Crédits ECTS
Tarif particulier
Tarif en présentiel avec repas et pauses compris (comprenant échanges privilégiés avec les experts lors du déjeuner et des pauses café) : 400 €
Tarif classe virtuelle : 200 €